Centrafrique: la coalition d'opposition BRDC conditionne sa participation aux élections municipales
-Notamment une réforme profonde et consensuelle de l’autorité nationale des élections
Bangui
AA / Yaoundé / Peter Kum
Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 16 mars 2016 (BRDC), une coalition de l'opposition centrafricaine, a déclaré qu’il ne prendra pas part aux prochaines élections locales si certaines conditions ne sont pas remplies au préalable.
Joint mercredi au téléphone par Anadolu, Martin Zinguélé, porte-parole du BRDC a déclaré « Comme nous l'avons dit lors de notre point de presse mardi à Bangui, tant qu’il n’ y aura pas une réforme profonde et consensuelle de l’autorité nationale des élections et tant que la question de l’illégitimité de la Cour constitutionnelle ne sont pas tranchées, le BRDC ne prendra pas part aux élections locales ».
« Le BRDC maintient sa non-participation aux élections municipales en l'absence d’une réforme structurelle des institutions en charge des élections (Agence nationale des élections et la Cour constitutionnelle) », a-t-il souligné appelant la communauté internationale à faire de l’inclusivité un pré-requis pour le financement des élections.
Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution a aussi estimé que la situation sécuritaire actuelle de la Centrafrique ne permet pas d’organiser des élections sécurisées.
Le BRDC s'est également dit inquiet quant au projet d’un « pseudo-référendum en vue de changer la constitution du 30 mars 2016» qui ouvrira, selon lui, la porte à un troisième mandat au président Faustin Touadéra.
Maintes fois reportées, les élections municipales et régionales devraient se tenir au mois de juillet selon l’Agence nationale des élections. Mais leur financement est loin d'être bouclé. Les bailleurs internationaux rechignent à soutenir le scrutin.
Il faut rappeler que depuis trois décennies, les maires étaient désignés par décrets du président de la République.
